On compte quasiment 10 000 immatriculations de véhicules électriques en France pour les quatre premiers mois de l’année 2016, soit déjà plus de 1% des ventes de véhicules neufs. Aussi, même s’il représente toujours une petite part du marché automobile, la voiture électrique progresse et ne semble pas prête de s’arrêter. En effet, celle-ci apparaît aujourd’hui comme une solution d’avenir dans le cadre de la lutte contre la pollution atmosphérique et les émissions de CO2, ainsi que pour limiter la dépendance aux énergies fossiles.

Un impact écologique à nuancer

source energie voiture electrique ecologieLe secteur des transports représentant à lui seul 27% des émissions de gaz à effet de serre, le développement des voitures électriques apparaît comme une solution d’avenir. En effet, celles-ci rejettent 0% de CO2 dans l’air et permettent sur le long terme d’importantes économies de carburant : si un véhicule électrique coûte en moyenne 25% de plus lors de l’achat, un plein revient par la suite à moins de 2 euros. Cependant, les données de consommation réelle sont inexistantes, les seules disponibles étant celles fournies par les constructeurs, une situation qui pose question après le scandale des véhicules diesel.
Par ailleurs, il ne suffit pas de prendre en compte l’impact des véhicules pendant leur utilisation pour rendre compte de leur impact écologique : le processus de fabrication, les matériaux utilisés ainsi que la provenance de l’électricité sont autant d’éléments à considérer.
Or, on constate que :

  • La fabrication des batteries pour les véhicules électriques est une activité très polluante, nécessitant de nombreux produits chimiques, comme le plomb ou le lithium, sans compter que leur recyclage est également très énergivore. De plus, leur durée de vie est méconnue.
  • Le recours aux voitures électriques entraîne bien une diminution des gaz à effet de serre, mais celle-ci dépend étroitement du mix énergétique de chaque pays. Ainsi, par rapport aux voitures thermiques, la baisse des émissions oscille entre 10 et 24% suivant les pays, d’après une étude de l’Université des Sciences et Technologies de Norvège.

Aussi, si l’électricité utilisée provenait davantage d’énergies renouvelables, l’empreinte écologique des véhicules électriques serait bien plus positive.

L’avenir de la voiture électrique

borne solaire voiture electriqueSi la voiture 100% propre n’existe pas, faut-il pour autant délaisser les véhicules électriques ? Malgré leurs défauts, ceux-ci disposent d’un moteur plus propre avec un impact indéniable sur la qualité de l’air. On observe d’ailleurs que les pays fortement engagés pour l’écologie et la transition énergétique misent beaucoup sur ces voitures : en Norvège, une voiture sur cinq vendue est électrique.
D’importants efforts sont menés aujourd’hui pour améliorer les véhicules électriques, notamment sur la batterie, qui constituent leur principal point faible, tant du point de vue de la capacité de stockage, de la durée de chargement ou encore de la sécurité.
Le manque d’infrastructures de recharge est également un problème, auquel le projet de loi de transition énergétique français veut remédier : 7 millions de points de recharge publics et privés sont ainsi attendus pour les voitures électriques en 2030.

Ecrit par Ecorenove