La transition énergétique et le développement durable sont aujourd’hui au cœur des esprits. La France s’est ainsi engagée dans un plan ambitieux pour le développement des énergies renouvelables, dans une logique d’efficacité et de sobriété énergétique. Il s’agit de limiter le changement climatique et le recours aux énergies fossiles et au nucléaire. Pourtant, si le développement des énergies vertes présente moins de risques, notamment technologiques et écologiques, celui-ci est susceptible de nuire aux écosystèmes, pour peu que ne soit pas suffisamment pris en compte la préservation de la biodiversité et des espaces naturels.

La biodiversité nécessaire au développement durable

Le développement durable vise à concilier le progrès économique et social avec la préservation de l’environnement : un enjeu nécessaire aujourd’hui, dans un contexte d’épuisement des ressources naturelles et de changement climatique. L’érosion de la biodiversité constitue ainsi un défi tout aussi important que les questions énergétiques et climatiques. En effet, le respect des écosystèmes joue un rôle important sur la régulation du climat, la sécurité alimentaire ou encore notre approvisionnement en eau potable.
Or, la présence et l’activité humaine ne sont jamais sans impact sur leur environnement, y compris en ce qui concernent les énergies renouvelables ! Si ces technologies, utilisées à petite échelle, comme les panneaux solaires, présentent peu de risques, elles peuvent néanmoins affecter des écosystèmes et des habitats naturels, ou déranger des zones de reproduction et de migration. Au Canada par exemple, le recours important à la biomasse a entraîné une coupe trop importante, perturbant les écosystèmes forestiers. Les parcs éoliens, eux, peuvent constituer des barrières et entraîner des collisions pour les populations d’oiseaux.

Limiter l’impact des énergies renouvelables sur les écosystèmes

eolienne flottanteLes enjeux de biodiversité doivent donc être pris en compte dès la phase de planification des énergies renouvelables : il convient de choisir le mix énergétique le plus approprié à chaque territoire.
Le potentiel des énergies hydrauliques et marines a été largement prouvé, mais les installations prennent place dans des lieux où les activités humaines et les pollutions sont déjà très nombreuses. Il convient ainsi de prendre en compte le cycle de vie et les besoins des espèces marines, notamment pour ne pas gêner leur migration. On privilégiera alors les dispositifs flottants mobiles, comme les éoliennes flottantes. L’utilisation du bois pour la biomasse doit aussi être régulée, en fonction des spécialités de chaque massif, et implique des actions de restauration des exploitations forestières.
Il ne suffit pas de passer au 100% énergies renouvelables pour assurer la préservation de l’environnement. Là encore, il est nécessaire de maîtriser l’impact de nos choix technologiques !

Ecrit par Ecorenove