La COP 22, qui s’est déroulée à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016, représentait la suite logique de la COP 21 de 2015 à Paris. Celle-ci avait abouti à un accord historique visant à limiter le réchauffement climatique. Plus technique, la conférence de Marrakech devait fixer des règles de transparence et affiner les modalités financières de mise en œuvre de l’accord de Paris.

Qu’est-ce qu’une COP et pourquoi une COP 22 ?

Une COP ( “Conference of the Parties”) est une convention internationale annuelle organisée sous l’égide de l’ONU. Elle réunit les pays signataires de la convention de Rio de Janeiro de 1992 portant sur la lutte contre les changements climatiques. La particularité d’une COP est qu’elle réunit aussi bien des délégations officielles que des membres de la société civile, des entreprises, des scientifiques et d’autres acteurs non gouvernementaux. La COP 21 a eu pour but d’inciter les participants à fixer des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de façon à limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré. Contre toute attente, l’accord de Paris a été ratifié par les États-Unis et la Chine, les deux premiers pays producteurs de gaz à effet de serre actuels, ce qui a permis une entrée en vigueur plus rapide que prévue.
La COP 22, à Marrakech, avait pour mission de transformer les objectifs théoriques en actions concrètes. Il s’agissait de définir des règles de mise en œuvre et surtout de fixer une limite dans le temps. La COP 22 a réuni 22 000 participants de 196 pays. Si en moins d’un an, 189 contributions nationales ont été apportées, leur impact global n’a pas été jugé suffisant. C’est pourquoi la COP 22 devait aller encore plus loin en faveur de la transition énergétique.

Quel bilan tirer de la COP 22 ?

Si le bilan de la conférence de Paris avait été salué comme largement positif, beaucoup restait à faire. Les délégations des pays développés présentes à Marrakech ont été accusées de continuer à pratiquer la politique de l’autruche en ne mettant pas en place les politiques publiques nécessaires. Les résultats des élections présidentielles américaines, qui ont été connus en plein déroulement de la COP 22, ont pour le moins jeté un froid. Le président élu a menacé, durant sa campagne, d’annuler l’engagement des États-Unis par rapport à l’accord de Paris, qualifiant le changement climatique de canular. S’il est encore trop tôt pour mesurer tous les impacts de cette élection, elle a au moins eu le mérite de catalyser les participants à la conférence de Marrakech. Ils ont ainsi réaffirmé leur volonté d’avancer rapidement et de manière unie, coupant ainsi court aux velléités de renégociations de certains pays. Néanmoins, la tendance générale a été plus à la temporisation qu’aux engagements forts. Le maître mot a été “irréversibilité” de l’accord de Paris, même si dans la pratique rien n’empêche les États-Unis de se retirer.
La conférence de Marrakech a pu déboucher sur un consensus portant sur plusieurs points essentiels. L’année 2018 a été fixée comme date butoir pour finaliser les règles de mise en pratique de l’accord de Paris. Les efforts se poursuivent pour terminer le bouclage financier des 100 milliards de dollars nécessaires annuellement pour aider les pays du Sud en termes d’adaptation et d’atténuation par rapport aux effets du réchauffement climatique. En parallèle, plus de 2000 entreprises et 500 investisseurs se sont inscrits sur la plateforme Nazca des Nations-Unies et s’impliquent concrètement en faveur du climat. La COP 23 de 2017 se déroulera à Bonn en Allemagne, sous la présidence des Iles Fidji. La COP 24 est déjà annoncée comme cruciale car chaque État devra présenter un plan climat national, clairement traduit en termes de politiques publiques et de plans d’investissements.

Quel impact pour les PME françaises telles que Ecorenove ?

Pour que la France puisse tenir ses engagements internationaux en faveur du climat, 3 leviers principaux seront à actionner :

  • la poursuite de la transition énergétique avec, au premier plan, le développement des énergies renouvelables ;
  • la réduction des émissions de gaz à effet de serre ;
  • la rénovation énergétique des bâtiments et la production de chaleur.

Au-delà des grands principes et des bonnes intentions prises au niveau mondial, limiter l’ampleur et les effets du réchauffement climatique est avant tout une affaire d’initiatives individuelles. Le consommateur de base n’a jamais eu autant de pouvoir car il peut réellement infléchir l’économie globale par ses choix personnels. Il sera d’autant plus enclin à aller dans le sens des économies d’énergie qu’il y sera encouragé par des politiques incitatives, au niveau national comme au niveau local.
Améliorer l’efficacité énergétique des habitations, adopter des modes de consommation responsables, réduire son empreinte écologique sont autant d’actions concrètes qui peuvent faire évoluer les choses de façon très positive très rapidement. Face aux engagements de la COP 22, les PME telles que Ecorenove se retrouvent au premier plan. Elles doivent plus que jamais jouer un rôle de conseil et d’information auprès de leurs clients. Proposer des solutions gagnantes pour le consommateur et pour la planète, telles que l’aérothermie, est un challenge passionnant. Ecorenove se veut pleinement un acteur du changement irréversible qui est en marche.

Ecrit par Ecorenove