Après le baromètre intégral 2016 des énergies électriques renouvelables en France dont nous avions pu découvrir la septième édition en début d’année, le premier baromètre de Greenweez sur le financement participatif ENR en 2016 est publié, avec le soutien de Financement Participatif France. Il a permis notamment d’établir les chiffres suivants : 11,5 millions d’euros collectés, pour 66 projets relatifs aux énergies renouvelables financés, via 13 acteurs de financement participatif.

Le baromètre : un outil de mesure de la transition énergétique

Les informations qui ont été compilées avec le concours Financement Participatif France (association professionnelle des acteurs du crowdfunding en France comprenant 150 membres dont près de la moitié comme plateformes de crowdfunding), ne comprennent pas ce qu’il peut être de micro-dons ou ce qu’il est de fonds propres : il s’agit bien de la collecte de fonds quant à des projets en lien avec les énergies renouvelables, pour voir notamment la concrétisation de centrales solaires ou géothermiques, éoliennes, etc. Le premier constat : sur 13 plateformes qui envisageaient de déposer des projets d’énergies renouvelables à la participation citoyenne en 2016, seules 7 ont concrétisé la donne sur l’année en cours. A noter que certaines plateformes généralistes viennent concurrencer les spécialistes et que le marché se structure dans le secteur, certaines plateformes ayant également disparu après avoir initié des projets (comme GreenChannel par exemple). Aussi, les sociétés emprunteuses, au nombre de 25, montrent le dynamisme porté par les énergies renouvelables : ces entreprises et collectivités portent des noms tels que Velocita, Engie, EDF, ou encore Boralex par exemple.

11,5 millions empruntés pour 66 projets

Avec des montants collectés majoritairement pour des projets dans le photovoltaïque et l’éolien, GreenUnivers a identifié ici exclusivement des opérations sous forme de dette. En effet, le financement participatif à ces projets peut intervenir sous cette forme (prêt, obligation, minbon) mais également en dons, ou prise de participation au capital. Ce dernier aspect, autrement appelé crowdequity, devrait néanmoins prendre davantage de place dans le solaire ces prochaines années, via le bonus accordé aux projets qui, dans leur appel d’offres assimilent une participation citoyenne à hauteur de 40% (Loi de transition énergétique). Ce même bonus devrait également être élargi à l’éolien, secteur qui représente 50% des montants empruntés, pour 40% des projets financés seulement. A cela une raison : la loi limite à 1 million d’euros le montant levé en dette versus 2,5 millions en capital. Concernant les montants collectés sur 2016, les plus importants l’année l’ont été par Innovent via Lendospere, en lien avec un projet de centrale solaire à Ourossogui au Sénégal (1,66 million d’euros). De manière générale, plus de la moitié des projets qui ont pu être soumis au financement participatif ici concernaient le solaire, versus 37% des sommes engrangées. Les montants moyens sont aussi dans une tranche allant entre 200 et 350 000 euros. Enfin, sur les 66 projets financés en 2016, 62 projets portaient sur le territoire de la France métropolitaine : la plateforme Lendosphere a quant à elle financé 4 projets en Afrique (Sénégal, Bénin, Namibie), avec un montant total de 2,8M d’euros.

Ecrit par Ecorenove