Le développement durable représente un défi planétaire en vue de lutter contre le changement climatique. La promotion des énergies renouvelables notamment de l’énergie solaire représente une solution alternative. Selon les analystes, les pays émergents investissent de plus en plus dans cette ressource énergétique pour assurer leur croissance. Leurre ou réalité ? Notre point sur la situation.

Les énergies renouvelables chez les pays en développement

bloomberg renewable energy investmentLa promulgation de la loi portant sur la transition énergétique le 22 juillet 2015 confirme la volonté de l’Etat de soutenir le développement durable. Le principal objectif est d’augmenter de 32% l’utilisation des énergies propres en 2030. Cette loi vise également à réduire de 50% la consommation énergétique à l’horizon 2050. La stratégie pour atteindre ce but passe par l’amélioration de l’efficacité énergétique.
L’étude de Bloomberg New Agency Energy Finance démontre la tendance : les pays avancés sont dépassés par les pays en développement dans l’utilisation d’énergies alternatives. La Chine, un pays émergent se trouve ainsi en 1ère place en installant en 2015 plus ce que la France, les Etats-Unis et la Grande Bretagne ont réalisé : une capacité de 35 GW! La rentabilité du coût d’exploitation par rapport à l’énergie fossile et la présence des ressources comme le soleil ou le vent justifient ce choix.
Le défi commun des pays en développement est de prioriser l’énergie propre. La création de l’Alliance Internationale du Solaire lors de la COP21 confirme cette tendance : rendre compétitif l’accès aux technologies à ces pays en développement. L’Inde montre son engagement en se fixant un objectif ambitieux de produire 100 GW à l’horizon 2022. Si les actions se concrétisent, l’énergie renouvelable pourrait garantir la croissance durable de ces pays.

Des besoins énergétiques croissants dans les pays émergents

urbanisation pays developpement energieLes pays émergents tels que la Chine, l’Inde, le Brésil ou le Nigeria connaissent un problème commun : l’urbanisation rapide. Ce phénomène est la conséquence de l’exode rurale. Il en résulte un développement fulgurant des grandes métropoles accompagné d’une forte croissance de la consommation énergétique. La moyenne mondiale de l’empreinte écologique se chiffre à 1.7 hectare/habitant. Toutefois, le taux des pays développés comme Emirats Arabes Unis et les Etats-Unis d’Amérique dépasse largement cette référence.
Selon les rapports de l’ONU, 54% de la population mondiale vit en zone urbaine, notamment dans les pays émergents. En 2050, ce taux atteindra 66% soit l’équivalent de 2.5 milliards de personnes qui vont rejoindre les grandes villes. Le développement des énergies renouvelables comme le solaire représente un recours pour couvrir les besoins. En augmentant sa capacité photovoltaïque de 0.9 GW en 2014, la France se classe en 3ème place en Europe et en 6ème position dans le monde.

Ecrit par Ecorenove