Depuis 20 ans, la pollution due aux transports a augmenté de plus de 30 %, principalement en raison du développement du trafic automobile. Aujourd’hui, à l’approche de la COP 21 et en pleine transition énergétique, les technologies et les comportements pour se déplacer évoluent, dans une logique de développement durable et de réduction de la consommation d’énergie. Un petit tour d’horizon s’impose donc pour découvrir la mobilité durable et comment les transports peuvent se rendre écologiques !

Se déplacer avec les énergies renouvelables

wattway autoroute solaireDe plus en plus de technologies sont développées pour réduire à la fois notre impact environnemental et notre consommation d’énergies fossiles lors de nos déplacements. Plusieurs structures cherchent donc désormais à les adopter pour une meilleure sobriété énergétique.

On peut ainsi citer par exemple l’aéroport de Nice, qui est le premier en France à fonctionner entièrement grâce aux énergies renouvelables. Alimenté grâce à l’énergie hydraulique depuis janvier 2015, l’objectif est de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre du site d’ici 2016. Dans le même temps, ce sont les trains néerlandais qui se mettent au vert : de nouvelles fermes éoliennes ont été installées aux Pays Bas pour pouvoir alimenter leur réseau ferroviaire en énergies renouvelables, et le faire intégralement fonctionner dès 2018. Les routes deviennent également des sources d’énergie grâce aux technologies photovoltaïques, avec le projet Solaroad qui a lancé la première piste cyclable solaire à Amsterdam ou encore le projet Wattway en France pour développer des autoroutes solaires.

De nouveaux comportements écologiques

covoiturage ecologieCependant, les avancées technologiques ne suffiront pas pour améliorer notre efficacité énergétique : ce sont nos habitudes de consommation et de déplacement qui doivent aussi évoluer. Il ne suffit pas d’investir dans une voiture électrique, dont les qualités écologiques sont discutées, pour développer la mobilité durable !

En effet, notre voiture est inutilisée 92% du temps en moyenne : pourquoi ne pas plutôt partager les véhicules ? On assiste notamment au développement de l’autopartage et du covoiturage, deux modes de déplacement alternatifs. L’autopartage consiste ainsi à mettre à disposition des usagers un parc de véhicule qu’ils peuvent utiliser en souscrivant à un abonnement, exactement comme les Vélib’ parisiens, là où le covoiturage consiste à partager une même voiture avec plusieurs personnes le temps d’un trajet. L’utilisation de biocarburants pourrait aussi constituer une alternative à l’utilisation d’énergies fossiles, à condition que ceux-ci soient eux-mêmes produits de manière durable, sans occasionner des impacts environnementaux sur l’eau ou les sols.

Ecrit par Ecorenove