La loi sur la transition énergétique est très attendue, dans un contexte de réduction de la consommation d’énergie et où les énergies renouvelables ont le vent en poupe. Mais si l’on incite de plus en plus les citoyens à une meilleure efficacité énergétique, tous ne sont pas égaux pour devenir acteurs des économies d’énergie. En cause : la précarité énergétique, qui en plus de souligner d’importantes inégalités sociales, est lourde de conséquences écologiques et environnementales.

4 millions de foyers touchés par la précarité énergétique

Pour certains, il est difficile de limiter le gaspillage énergétique et d’assurer des économies d’énergies au quotidien. En effet, selon des travaux menés par le Grenelle de l’Environnement, 4 millions de foyers en France sont touchés par la précarité énergétique. Ceci signifie que 10% de leur revenu disponible est consacré à leur facture d’énergie.

La particularité de la précarité énergétique est qu’elle illustre comment un problème d’origine sociale peut devenir une problématique écologique. Cette situation touche en effet les plus modestes, puisque 70% des cas concernent les foyers les plus défavorisés. Celle-ci révèle ainsi d’importances inégalités sociales : les habitations passives ou basse consommation étant plus chers à l’achat, et introuvables à la location, les ménages avec de faibles ressources financières écopent plus souvent de logements en mauvais état thermique, par exemple. Avec pour conséquence directe une surconsommation d’énergie, malgré un confort minimal pour les occupants.

renovation-energetiqueEncourager les travaux de rénovation

Un tiers des Français estime que son logement mériterait des travaux de afin de réduire ses dépenses énergétiques. En effet, les bâtiments sont globalement de plus en plus vieillissants, et ne garantissent plus une grande efficacité énergétique.

Le contexte actuel de crise n’encourage pas à sauter le pas, mais différentes mesures sont mises en place afin d’enrayer la précarité énergétique et d’encourager la rénovation thermique. Des subventions sont ainsi possibles pour des locataires, des propriétaires ou des syndicats de copropriété précaires. Celles-ci pourraient être couplées par des actions non-budgétaires, qui contraindraient plus les propriétaires bailleurs à mener des travaux, ou développeraient les micro-crédits.

Au final, les résultats des travaux de rénovation thermique sont réellement attractifs, puisqu’ils permettent de réaliser en moyenne 40% d’économies d’énergie !

Ecrit par Ecorenove