Afin de répondre à l’objectif de couvrir 23% de ses besoins électriques en énergies renouvelables d’ici 2020, la Commission Européenne a permis récemment à la France de mettre en place de nouvelles mesures pour l’électricité verte. Celles-ci couvrent notamment les grosses filières des énergies renouvelables.

Electricité verte : 3 nouvelles mesures pour la porter plus haut

Bruxelles donne un coup de pouce à la France en lui permettant de valoriser de nouvelles mesures d’aides en faveur des énergies renouvelables : elles concernent notamment l’éolien à travers les petites fermes terrestres, les équipements photovoltaïques, ainsi que les stations d’épuration à travers la méthanisation des eaux usées. En visant les parcs éoliens de petite taille (maximum 6 turbines de moins de 3 GW chacune), l’idée est d’aider les exploitants à augmenter leur production d’électricité : un complément de rémunération doit leur être versé par l’Etat pendant 20 ans, devant ajouter aux prix de vente de l’électricité sur le marché. Du côté du solaire, le soutien vise également les petites installations : pour toutes celles dont la production est inférieure à 100 KW, et fonction du type d’installation (distribution de tout ou partie de la production d’électricité au réseau), un tarif d’achat fixe doit être valorisé pendant 20 ans. Enfin, les stations d’épuration pourront bénéficier d’un soutien pour favoriser l’utilisation du biogaz pour le traitement des eaux usées : un tarif de rachat pendant 20 ans pour les installations de moins de 500 KW, et un complément de rémunération pour les autres.

Le financement de ces nouvelles mesures

Ces dispositifs auront un coût important pour le gouvernement français, estimé à plus d’un milliard d’euros par an. La décomposition de ces coûts est inégale, l’éolien terrestre ayant un coût à lui seul d’un milliard d’euros. On comptera également 190 millions d’euros pour l’énergie solaire, et 58 millions pour les installations utilisant du biogaz pour traiter les eaux usées. Une affectation spéciale intitulée « Transition Energétique » est ainsi prévue dans les sources de financement de ces mesures en faveur de l’électricité verte. Elles doivent enfin permettre à la France de doper ses dispositifs et capacités de production d’électricité verte, avec 17 GW d’énergies renouvelables en plus notamment. Et consolider les directives européennes de 2014 visant une intégration progressive des énergies renouvelables via un gain de compétitivité.

Ecrit par Ecorenove