Un pas de plus pour la mobilité verte et la ville durable ? Le 29 mars 2016, le Conseil de Paris a voté le réaménagement de sept places, avec pour objectif que « le piéton et le cycliste deviennent prioritaires », comme l’a expliqué Anne Hidalgo. Revenons donc aujourd’hui sur un projet urbain qui pourrait contribuer à améliorer la qualité de vie et à préserver l’environnement au sein de la capitale.

Moins de voiture, plus de verdure

place bastille aménagement ecologieEntre 2017 et 2019, sept places parisiennes feront donc peau neuve : celles de la Bastille, du Panthéon, de la Nation, de la Madeleine, Gambetta et des Fêtes. Au programme est prévu un renforcement de la présence du végétal, ainsi qu’un espace de route et de stationnement réduit pour les voitures.
En effet, comme le rappelle l’adjoint au maire en charge de l’urbanisme, si les automobiles ne représentent que 7% des déplacements à Paris , elles occupent cependant 77% de l’espace public ! Or, avec ces travaux, les piétons et les cyclistes devraient gagner en moyenne 50% d’espace. Des mesures s’inscrivant donc plutôt dans une logique écologique, en encourageant des modes de transports durables et ne recourant pas aux énergies fossiles. L’objectif est également de rendre une dimension sociale aux places concernées, dont le nouvel aménagement permettra d’accueillir différentes manifestations, comme des concerts.

Un projet d’aménagement en faveur de la ville intelligente ?

smart city definitionCes travaux sont loin de faire l’unanimité : les écologistes, notamment, ont souligné que le projet et le budget attribué étaient insuffisants. En effet, précédemment, le réaménagement de la place de la République a coûté à lui seul 24 millions d’euros, quand seulement 35 à 40 millions sont débloqués pour ces sept places.
Pourtant, ce projet urbain semble répondre à la volonté de faire de Paris une ville intelligente et durable d’ici 2020 : s’il n’est pas question ici de gestion sobre de l’énergie, la capitale cherche à bien à améliorer la qualité de vie des habitants et à préserver l’environnement.
De plus, ces aménagements sont accompagnés par d’autres projets menés en parallèle, qui mis bout à bout devraient permettre d’assurer le développement durable de la ville. On peut par exemple parler de « Paris-culteurs », un appel à projet lancé pour créer 100 hectares de toits, façades et murs végétalisés !

Ecrit par Ecorenove