Les énergies renouvelables font couler beaucoup d’encre, mais où en est-on ? Qu’est ce que le nouveau gouvernement français prépare avec le « plan climat » qui doit alimenter ce qu’il avait été de la COP 21? Si les choses ont bougé, la France comme de nombreux autres pays, entend accélérer le développement de la filière, pour répondre à « l’urgence climatique ».

Un plan climat pour pousser les potentiels

Si le précédent gouvernement, avec le concours de Ségolène Royal, ont profondément ancré les énergies renouvelables sur la bonne voie, le Président de l’organisation professionnelle Jean-Louis Bal précise aujourd’hui qu’il « faut aller plus loin ». Emmanuel Macron avait fixé comme objectif de doubler la capacité en éolien et solaire photovoltaïque d’ici à l’année 2022, mais celui-ci est inférieur à la programmation pluriannuelle de l’énergie de fin 2016, a fait savoir le syndicat. Les industriels comptent donc sur le gouvernement ainsi que son ministre de la transition écologie et solidaire, Nicolas Hulot, pour faire avancer plus concrètement et rapidement les choses. Ce dernier présente ce jour le plan climat du gouvernement, avec le déroulé des actions devant permettre au pays de devenir neutre en carbone d’ici 2050. Revalorisant les ambitions quant aux émissions de gaz à effet de serre, avec en vue le gaz carbonique principalement, il signe le fait de ne pas émettre plus de CO2 que ce que notre environnement forestier, terrestre et océanique, peut peut assimiler.

Un plan d’action contractuel en faveur des énergies renouvelables

La stratégie en matière d’énergies renouvelables doit confirmer des grandes mesures prévues par comme la fin des nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures, une fiscalité essence et diesel convergente avant 2022, l’amélioration des lignes ferroviaires pour réduire la dépendance à la route et aux camions quant aux transports divers. Mais aussi une division par deux des déchets mis en décharge d’ici à 2025 et des aides pour l’agriculture, afin de pallier les problèmes de sécheresse en lien avec le réchauffement climatique. Dans l’urgence climatique, la qualité de l’air autour des sites industriels est au coeur des mesures : il faut pouvoir déterminer rapidement s’il y a danger et acter via un contrat de transition si une usine doit fermer. Si les objectifs et la feuille de route sont là et rassurent les ONG sur les ambitions, la question des moyens reste encore en suspens. Si la force de la fiscalité sur les émissions de CO2, via la « compensation carbone », vise à favoriser l’arrivée à une neutralité carbone pour 2050, celle de la transition énergétique est à affirmer pleinement dans un calendrier selon les ONG, aussi. En effet, d’autres mesures sont à trancher, et le secteur du nucléaire pose encore question, notamment quant à la fermeture de certains réacteurs prévus initialement par la loi sur la transition énergétique. Pour le financement des mesures, les choses devraient se préciser par la suite, mais l’ambition d’associer les citoyens au suivi du plan climat va la « Chambre du futur » a également été affirmé. Aussi chez Ecorenove, nous avons hâte d’observer la fin de la vente de voitures essence et diesel en faveur de l’électrique, d’ici à 2040.

Ecrit par Ecorenove