Les dernières tendances des énergies renouvelables confèrent à l’hydroélectricité et le solaire les statuts les plus prometteurs, et des pistes de développement au mix énergétique. Les investissements ont été florissants ces dernières années : en effet l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) a estimé que la consommation d’énergie devait augmenter de plus d’un tiers entre 2013 et 2040. Mais qu’en est-il à date ?

Un bilan 2016 global mitigé malgré de belles perspectives

Après une année d’investissements record en 2015, et des investissements qui se poursuivent en dépassant ceux liés à l’énergie fossile sur 2016, le bilan global n’est pourtant pas éloquent : les énergies renouvelables enregistrent un net repli de 18% dans le monde en 2016. La cause majeure revient à la baisse du prix des équipements, en particulier dans le photovoltaïque. L’autre cause, et non des moindres, est un fléchissement de la Chine et du Japon en la matière selon une étude publiée ce jeudi 12 janvier, de respectivement 26% et 43%. Ces pays sont sur le podium des énergies renouvelables sur le plan mondial, la Chine étant la championne toutes catégories confondues. Ceci explique donc en partie cela.

Les tendances des énergies renouvelables en France

Du côté de la France, on enregistre une croissance de 5% toutes énergies confondues, selon le baromètre publié par l’Observatoire des énergies renouvelables publié ce mardi 10 janvier (géothermie, biogaz, hydraulique, solaire, éolien). Donc une année positive. Cette année est aussi celle de l’adoption de la feuille de route de la transition énergétique française jusqu’à 2023, ce qui, au delà des chiffres, montre des ambitions françaises fortes en terme de déploiement sur son territoire des énergies renouvelables. C’est aussi dans cette logique qu’elle a adopté une simplification administrative pour les énergies renouvelables. Néanmoins, avec 46,5 GW de capacités de production d’électricité à partir de celles-ci fin 2016, la France n’a pas un rythme assez soutenu pour atteindre sereinement ses objectifs entre 71 et 78 GW de capacités installées, à l’horizon 2023.

L’éolien et le solaire plus dynamiques en France

Si l’éolien avait enregistré une petite forme entre 2011 et 2013, il montre des signes de développement meilleurs en France les années suivantes ainsi que sur 2016, comme pour le photovoltaïque. Cela avec 7,8% de croissance pour le premier, et 7,1% pour le second. Aussi, malgré une progression insuffisante quant aux objectifs escomptés de 15 GW d’ici à fin 2018 et 26 GW en 2023, la France est malgré tout le quatrième parc à l’échelle européenne. En effet, le pays cumule une puissance totale de 110166 mégawatts fin septembre 2016, sur l’ensemble de ses éoliennes installées. Du côté du photovoltaïque, la croissance aura été moindre que l’année précédente mais n’empêche pas la France de conserver la place de 3ème parc européen selon Observ’er. L’énergie solaire enregistre globalement une réelle popularité par les atouts qu’elle offre : disponible, non polluante, et renouvelable. A l’inverse, les filières comme les énergies marines progressent lentement à cause de retards ou encore de la désolidarisation de grands acteurs : Areva pour l’éolien en mer, EDF sur la géothermie, ou encore Engie dans l’hydrolien. Le potentiel n’est donc pas exploité, sachant qu’avec une puissance installée de 241 mégawatts en 2016, l’objectif de 2018 est loin puisqu’il s’agit du double. L’hydraulique stagne également malgré le fait qu’il s’agisse de la deuxième source d’électricité du pays derrière le nucléaire. Une chose est sûre, les tendances des énergies renouvelables sont au développement : elles sont promises à un bel avenir, Ecorenove vous le certifie.

Ecrit par MonkeyMedias