C’est pour économiser 21 000 litres de diesel par an que le pays modernise son réseau ferré tout en cheminant vers sa transition énergétique, avec son train solaire : l’Inde a inauguré récemment de nouvelles rames équipées de panneaux photovoltaïques sur la ligne reliant New Delhi à Garhi Harsaru.

Un train solaire pour contrer l’empreinte des énergies fossiles

Après avoir édifié un aéroport 100% solaire et l’une des plus importantes centrales solaires mondiales, l’Inde s’attaque à son réseau ferré. Cheval de bataille de taille, puisque si l’optique est d’aller au plus possible vers le solaire, la compagnie ferroviaire nationale Indian Railways précise que les trains continueront de fonctionner via leurs moteurs diesel. L’électricité produite, issus de panneaux posés sur les toits des wagons, va essentiellement alimenter l’éclairage, la climatisation et d’autres fonctions connexes à bord des trains. Les équipements peuvent également fonctionner quand l’ensoleillement n’est pas manifeste, puisque le surplus d’énergie peut être stocké dans des batteries, contenues également dans les toits des wagons. A noter aussi que hormis son revêtement solaire, rien ne distingue autrement ce train de ses congénères qui, avec ses 16 panneaux photovoltaïques, initie une nouvelle dynamique sur son réseau.

D’autres expérimentations dans le vent

Si cette initiative va dans le bon sens (permettant l’éviction de neuf tonnes de CO2 par wagon concerné et par an), elle doit s’accompagner d’innovations futures pour arriver à occulter totalement le diesel. Dans cette course pour honorer les accords autour du climat, le secteur ferroviaire néerlandais a pris une belle avance mondiale : le pays a finalisé la transition énergétique sur laquelle il s’était engagé. Avec du 100% éolien, il fournit dorénavant toute l’énergie nécessaire à ce secteur. Du côté de la France, les avancées sont encore timides : des expérimentations ont eu lieu sur plusieurs TER solaires baptisés « Rayon Vert », sous l’impulsion de la SNCF en 2011, et en 2010 avec le tout premier TER équipé de panneaux photovoltaïques circulant en région Poitou-Charentes (administrée par Ségolène Royal). Mais sans engager plus largement le terrain. La Belgique a elle aussi investi le terrain du « train vert » en 2011, et globalement les initiatives fourmillent pour avancer le plus possible sur la non dépendance aux énergies fossiles. Dernièrement, c’est Elon Musk, le patron de Tesla, qui fait également parler avec a société Hyperloop One : le développement en cours de son « train » futuriste ultra-rapide et électrique, montre que c’est peut-être le mode de transport en lui-même qui peut être aussi complètement repensé.

Ecrit par Ecorenove