Le nouveau projet de loi sur la transition énergétique aura su se faire désirer, mais elle est enfin là. Validée par les députés le mercredi 22 juillet, elle constitue une suite logique dans l’adoption du nouvel objectif d’augmentation du prix du carbone. Grâce à cette loi, proposée par François Hollande, la France peu être fier d’accueillir la conférence mondiale sur le climat de Paris (COP21) en décembre. Mais alors, qu’est-ce que cette lois changera dans nos relations avec l’écologie ?

Moins de nucléaire, moins d’énergie fossile

Les objectifs déterminés par ce texte sont nombreux et ont pour vocation d’établir une société basée sur l’énergie propre et durable d’ici 2050. Le texte prévoit donc une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et de 200% en 2050. Il prévoit aussi la diminution de moitié de la consommation énergétique finale en 2050, mais aussi une baisse de la part de consommation des énergies fossiles de 30%.
Quant à la part du nucléaire français, il se verra réduit à 50 % en 2025 contre 75 % aujourd’hui. De même, la puissance totale du parc électronucléaire français est désormais plafonnée à son niveau actuel soit 63,2 gigawatts (GW), ce qui aura pour but la fermeture contrainte des deux unités de Fessenheim (Haut-Rhin) par EDF.

De plus, la rénovation énergétique des bâtiments constitue l’une des priorités de ce texte de loi, représentant près de la moitié de la consommation énergétique du pays. Elle deviendra obligatoire pour toutes les résidences privées. Les nouvelles constructions de l’État et des collectivités territoriales seront quant à elles réglementées et devront respecter les préconisations concernant l’énergie positive.

Les taxis, loueurs de voitures et entreprises d’au moins cent salariés devront désormais opter pour des véhicules à faibles émissions, de même pour les véhicules de l’État et ceux des établissements publics.

Création de 100 000 emplois en 3 ans

Ségolène Royal met un point d’honneur à la création de plus de 100 000 emplois sur trois ans, grâce aux développements des filières renouvelables tels que l’éolien, le solaire, l’énergie marine et la biomasse, mais aussi le recyclage des déchets. Elle promet de plus, 10 milliards d’euros d’aides publiques sous forme de crédits d’impôts, de prêt à taux zéro et de bonus, afin de faciliter la transition énergétique et la rénovation thermique ou encore, du remplacement les vieux véhicules diesel pour l’électrique.

Ecrit par Ecorenove