Dévoilé en Juin 2015, le rapport Nouveau Monde dresse le bilan de la transition énergétique en France. A l’approche de la COP 21, la France fait état de nombreuses avancées écologiques, et s’est engagée dans la lutte pour le développement durable et la réduction de la consommation énergétique. Pour autant, les économies d’énergie ne seraient pas une priorité pour les entreprises dominantes dans le secteur de l’énergie.

La transition énergétique est en marche

La transition énergétique est déjà là. En effet, alors que la rentabilité des énergies fossiles baisse, les énergies renouvelables s’imposent petit à petit : en 2014, l’énergie solaire produisait 10% de l’électricité mondiale.

Dans ce contexte, la France n’apparaît pas comme une mauvaise élève du développement durable. De nombreuses actions ont été menées en faveur de l’environnement et de l’efficacité énergétique, que ce soit par des entreprises ou des territoires. L’éolien représente ainsi jusqu’à 25% de la consommation d’énergie dans certaines régions, et le pays se classait parmi ceux avec la plus faible intensité carbonique.

Néanmoins, le succès national de la transition énergétique n’est pas à la hauteur de ce que l’on pourrait espérer et, à plusieurs reprises, le rôle des grandes entreprises du secteur de l’énergie a été souligné.

Le monopole des géants de l’énergie

En quoi EDF, Engie et leurs comparses constitueraient-ils des freins à la transition énergétique ?

Une première raison, soulignée par le rapport Nouveau Monde, est que la centralisation de l’énergie, telle qu’elle est organisée en France, se révèle néfaste au développement de nouvelles voies et d’alternatives durables. Les grandes entreprises, en effet, ne laissent que peu de place aux entrepreneurs pouvant penser l’énergie autrement. Or, les géants de l’énergie sont toujours principalement axés vers des sources énergies non-renouvelables.

Plus tôt dans l’année, une étude Mediapart soulignait de son côté que les principaux producteurs et fournisseurs d’énergie sont aussi les principaux maîtres d’œuvre des économies d’énergie dans le bâtiment. Une meilleure efficacité énergétique nécessiterait ainsi de séparer les deux activités et de voir émerger nouveaux acteurs, en remettant en cause la situation de monopole des acteurs actuels…

Ecrit par Ecorenove