Réduire l’impact énergétique des ménages apparaît comme une priorité pour mener une stratégie efficace en faveur du développement durable, mais aussi pour leur permettre d’avoir des dépenses moindres. Quelles actions peuvent entreprendre les particuliers en ce sens ? Quelles sont les raisons pour lesquelles de plus en plus de Français se lancent dans les éco-travaux, et quelles sont les aides à disposition de ces derniers ? Le point avec ce qui suit.

Réduire sa consommation d’énergie : premiers pas pour diminuer ses dépenses

Pour tout particulier sensible à l’environnement et à son portefeuille, la maîtrise de sa consommation énergétique est une attention du quotidien. Les premières choses à effectuer, sont liées à de la prévention active. Il s’agit alors simplement d’adopter des bons gestes : éviter l’utilisation d’appareils lors d’heures pleines (13h-20h et 18h-20h) et les différer en heures creuses, notamment pour ce qu’il est du lave linge ou lave vaisselle, gourmands en énergie. Privilégier le lavage en éco ou à 30° favorisera aussi la limitation de votre consommation en électricité. Veiller à éteindre les lumières systématiquement en sortant d’une pièce et ne pas illuminer plus que nécessaire (par exemple avec des allogènes en intensité maximale) sont aussi des pratiques à assimiler pour maîtriser sa dépense énergétique. Avec des ampoules basse consommation et en éteignant par exemple vos équipements en veille, vous pourrez réduire significativement votre impact énergétique. Si cette première étape est acquise, vous pouvez passer à la suite du menu et envisager des travaux spécifiques afin d’avoir la pleine maîtrise du circuit et de la dépense énergétique de votre foyer.

Eviter la précarité énergétique : un développement social et durable nécessaire

Ne pas perdre la chaleur en hiver c’est souvent, au delà de la réelle préoccupation liée à l’environnement, un premier leitmotiv important à la réalisation de travaux du côté des particuliers. L’isolation est importante pour éviter en effet les déperditions de chaleur et donc, hors surconsommation de chauffage, une facture énergétique importante. Si du côté des astuces on peut encore valoriser le fait de bien fermer ses volets et rideaux le soir, il est important de ne pas aller augmenter drastiquement la température des radiateurs entraînant de fait une surconsommation d’énergie et l’augmentation de votre facture. Au delà d’un certain confort, il est à noter que les pièces à vivre ne devraient pas être chauffées au delà de 19°, et les chambres à 17° nous indique l’Admet (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Par ailleurs, selon un sondage OpinionWay, 75% des Français ont froid dans leur logement, et près de 14% du budget des ménages est alloué au chauffage en moyenne. Face à l’ampleur de ce phénomène, le gouvernement a donc prévu des mesures permettant une meilleure accessibilité des foyers à la maîtrise de leur impact énergétique.

Les travaux de rénovation énergétique : des solutions en faveur de l’impact énergétique

Pour rénover des logements dont la situation énergétique n’est pas favorable, qu’il s’agisse de chauffage mais aussi bien de gestion des déchets ou de l’eau, différentes formes de financement et crédits à la consommation spécifiques existent. Des bilans permettent aussi en amont d’être parfaitement renseigné sur la production énergétique de votre logement : en effet, les DPE (diagnostic de performance énergétique), valables 10 ans, visent à informer pleinement les locataires ou propriétaires de la consommation d’énergie du logement quant au chauffage, la production d’eau etc. Ce document assez complet doit vous permettre de faire un premier point en amont ou et en aval de votre démarche. Ensuite, pour la rénovation à proprement parler, les solutions suivantes existent : éco-prêt à taux zéro (Eco PTZ), certificats d’économies d’énergie, subventions de l’Anah (agence nationale de l’habitat), crédit d’impôt pour la transition énergétique. A noter que l’éco-prêt à taux zéro peut se cumuler par ailleurs avec un prêt travaux, car celui-ci est imité à 30 000€ (sous conditions). D’autres prêts moins connus existent également pour financer ses travaux d’amélioration énergétique : des prêts ciblés comme le prêt travaux bleu ciel d’EDF, ou encore le prêt Dolce Vita de GDF-Suez, mais aussi le crédit développement durable travaux. Enfin, d’autres aides comme l’ASE (Aide à la solidarité écologique), la prime énergie, ou des aides des collectivités locales au cas par cas, peuvent être sollicitées dans le cadre de la rénovation de votre logement. Il y a donc une myriade de solutions afin de vous permettre de maîtriser votre impact énergétique, il n’y a plus qu’à s’y mettre.

Ecrit par Ecorenove